Faite entrer l’accusé

J’ai découvert récemment une vidéo magnifique, où Isabelle Padovani, praticienne en communication non violente (entre autre), explique le concept de culpabilisation.

A voir absolument en entier!!!

Elle est longue mais tellement riche d’enseignement!!!

Je vous fais un petit résumé de ce que j’ai retenu. Regardez là  en entier elle est vraiment géniale!!!

Isabelle Padovani nous parle du conditionnement que l’on vit au cours de notre enfance; et qui nous poursuit adulte via les petites voix dans notre tête qui nous jugent.

Nous sommes tous des êtres de contribution. Notre plus grande joie c’est d’offrir quelque chose de ce que l’on est ou de ce que l’on fait aux autres.

On aime contribuer!!

Enfant, nous avons été éduqué (pour la plupart) suivant le conditionnement suivant :

En tant qu’enfant, je suis responsable de ce que vivent mes parents, aussi bien leur bonheur que leur peine et leur souffrance. A titre d’exemple, les notes scolaires : si l’enfant a une mauvaise note les parents ne sont pas contents voir même vont le punir, si il a une bonne note ils sont contents. Suivant comment les parents expliquent cela l’enfant, il va croire qu’il a du pouvoir sur ses parents, sur leurs sentiments.

L’enfant, le petit Bout D’Un (Unité) (comme dit Isabelle Padovani), qui n’est pas encore séparé complétement de ses parents, croit qu’il a la télécommande sur les sentiments de ses parents.

JE NE SUIS PAS COUPABLE

Or ce n’est pas vrai!! Les sentiments et les besoins des parents leur appartiennent; ils en sont responsables. En revanche, l’enfant peut par ses actions contribuer au bonheur de ses parents. Ce qui n’est pas du tout la même chose.

Il faut cesser de croire à l’histoire que l’on a appris enfant comme quoi “je suis responsable des sentiments et des besoins de l’autre”.

  • Je ne suis pas responsable des sentiments et des besoins des autres.
  • Tout comme les autres ne sont pas responsables de mes sentiments et de mes besoins.
  • Je suis responsable de mes sentiments et de mes besoins.

Je peux me relier aux sentiments et aux besoin de l’autre en l’écoutant avec empathie. Je peux ensuite, évaluer si je peux contribuer à ses besoins tout en respectant les miens.

Quand on se fait violence pour donner quelque chose à quelqu’un, il y aura forcement à un moment donné de la violence entre cette personne et moi qui se manifestera.

On peut aussi se faire violence nous même, en nous auto-culpabilisant. C’est ces petites voix enregistrées dans l’enfance qui maintenant sont en nous.

Quand la petite voix du conditionnement revient taper à notre porte, il faut l’accueillir et se mettre en empathie avec elle. Ainsi, nous pouvons comprendre le besoin qu’il y avait derrière, et les croyances associées, pour s’en libérer.